Aujourd’hui, Julien ne peut pas travailler à cause du mauvais temps, son chantier attendra un peu. Et ça tombe bien, car c’est le 1er avril, sa journée préférée pour embêter ses enfants. Dès le matin, il prépare sa première farce avec soin : il remplace le sucre par du sel dans le pot du petit-déjeuner.
Stella, encore à moitié endormie, en verse une belle cuillère dans son yaourt. Elle goûte et s’arrête net, grimaçant.
Stella : « Beurk ! C’est dégoûtant ! Qui a fait ça ?! »
Julien (riant derrière son café) : « Eh bien, ma chérie, joyeux poisson d’avril ! »
Stella (en tapant du pied) : « Papa ! C’est vraiment pas drôle, en plus c’est du gaspillage ! Tu verras, je vais me venger ! »
Mais Julien ne s’arrête pas là. Pendant que Matéo s’apprête à mettre ses baskets, il remarque quelque chose qui cloche.
Matéo (en essayant d’enfiler ses chaussures) : « Mais qu’est-ce qui se passe ? Mes pieds ont grandi ou quoi ?! »
Il sort un à un des petits bouts de papier froissés du fond de ses chaussures, pendant que Julien, hilare, l’observe depuis la porte.
Matéo (en soupirant) : « Sérieux, papa, t’es resté un vrai gamin ! Super ton poisson d’avril… »
La journée passe, et Julien prépare son grand final : il fixe du film plastique à la porte du couloir, juste à hauteur des visages. Quand Stella et Matéo rentrent de l’école, il se cache derrière un meuble pour savourer leur réaction.
Mais en entendant les enfants arriver, Julien se relève trop vite. Son pied glisse sur une pile de magazines, et il se retrouve étalé par terre, dans une drôle de position.
Matéo (en éclatant de rire) : « Alors, papa, c’est toi qui t’es pris à ton propre jeu ? »
Stella (taquine) : « Et en plus, tu nous avais dit de toujours ranger nos affaires… Bien joué ! Mais tu t’es vraiment fait mal ou ça fait partie de la blague ? »
Julien, allongé au sol, grimace en se tenant le dos.
Angélique arrive pour évaluer les dégâts.
Angélique : « Mon pauvre Juju, il va falloir soulager ton dos. Tu veux essayer mon tapis de fleurs de lotus ? »
Julien (sceptique) : « Le tapis avec les pics, là ? C’est censé aider ? »
Angélique : « Oui, ça stimule les la sécrétion d’endorphine, mais je te préviens, ce n’est pas très agréable au début. »
Julien : « Pas de souci, je ne suis pas douillet. »
Il retire son pull et son t-shirt et s’allonge sur le tapis avec courage, mais dès que son dos touche les petits picots, il grimace et souffle.
Julien : « Mais… c’est une torture, ce truc ! Vous appelez ça du soin ?! »
Matéo (en ricanant) : « Ah, papa, je croyais que t’étais un dur ? Moi, je vais essayer, tu vas voir ! »
Matéo s’installe sur le tapis à son tour, mais son sourire disparaît rapidement. Il essaie de garder son calme devant Stella et Chloé, qui rient aux éclats.
Stella : « Regarde, Chloé, Matéo il est tout rouge ! »
Chloé : « Aïe, Mato ! Aïe ! »
Julien, abandonnant le tapis, se laisse masser par Angélique avec sa crème à l’arnica et au millepertuis, avant de s’installer sur le canapé avec un coussin chauffant et ses granules d’arnica 9CH.
Alors qu’il commence à se détendre, Julien décide de prendre un livre et demande à ses enfants de lui apporter ses lunettes. Stella et Matéo, taquins, en profitent pour y mettre un film transparent.
Julien, perplexe, ajuste ses lunettes.
Julien : « C’est bizarre, je vois flou. Vous pensez que c’est à cause de la douleur au dos ? »
Les enfants ne tiennent plus et éclatent de rire.
Matéo : « Joyeux poisson d’avril, papa ! »
Julien (riant à son tour) : « Ah, bien joué, les enfants ! Vous m’avez eu. »
Mais en riant, il grimace à nouveau.
Julien : « Aïe, ne me faites pas rire, ça me fait trop mal au dos ! »
Julien, même blessé, ne peut s’empêcher d’apprécier l’ambiance joyeuse de la maison, et il promet une revanche… l’année prochaine.
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